Le lexique de la sous-location
32 mots pour comprendre la sous-location professionnelle, les contrats, la réglementation des meublés de tourisme, les chiffres et la fiscalité.
- Sous-location
- Location, par un locataire, du logement qu’il loue lui-même, à un tiers (le sous-locataire), avec l’accord écrit du propriétaire.
- Sous-loueur professionnel
- Entreprise qui loue des logements qu’elle n’habite pas pour les exploiter en meublé de courte ou moyenne durée, avec l’accord du propriétaire et un bail adapté.
- Rental arbitrage
- Nom anglais de la sous-location professionnelle : tirer un revenu de l’écart entre un loyer longue durée et un revenu meublé courte durée.
- Accord de sous-location
- Document écrit par lequel le propriétaire autorise la sous-location, en précisant sa nature et son prix. Obligatoire (article 8, loi du 6 juillet 1989).
- Bail civil
- Contrat de location de droit commun (Code civil, articles 1713 et suivants), librement négocié, utilisé par une entreprise pour louer un logement destiné à l’hébergement meublé.
- Bail dérogatoire
- Bail commercial de courte durée, trois ans au maximum (article L.145-5 du Code de commerce), qui échappe au statut des baux commerciaux. Contrat courant en sous-location professionnelle.
- Bail commercial
- Bail de neuf ans (3-6-9) avec droit au renouvellement et indemnité d’éviction pour le locataire.
- Bail mobilité
- Bail meublé de 1 à 10 mois, non renouvelable, créé par la loi ELAN pour les personnes en mobilité (études, mission, formation). Contrat de la moyenne durée.
- Meublé de tourisme
- Logement meublé loué à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile, à la journée, à la semaine ou au mois. Soumis à déclaration en mairie.
- Numéro d’enregistrement
- Numéro à 13 caractères délivré par la commune après déclaration d’un meublé de tourisme, à afficher sur toutes les annonces.
- Changement d’usage
- Autorisation municipale nécessaire, dans les communes concernées, pour transformer un logement en meublé de tourisme loué toute l’année (article L.631-7 du CCH). Parfois soumise à compensation.
- Compensation
- Obligation, dans certaines villes (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice…), de transformer en logement une surface de locaux commerciaux équivalente pour obtenir un changement d’usage.
- Loi Le Meur
- Loi du 19 novembre 2024 renforçant l’encadrement des meublés de tourisme : enregistrement généralisé, DPE minimal, plafond de 90 nuitées possible pour la résidence principale, fiscalité réduite, pouvoirs des copropriétés.
- Résidence principale
- Logement occupé au moins huit mois par an. Un particulier peut la louer en meublé de tourisme 120 nuitées par an au maximum (90 dans certaines communes).
- Prix par nuit (ADR)
- Prix moyen effectivement payé par un voyageur pour une nuit, hors frais de ménage. Base du calcul de chiffre d’affaires.
- Taux d’occupation
- Part des nuits réservées sur une période. 60 % sur un mois = 18 nuits occupées sur 30.
- Reste mensuel
- Ce qu’il reste chaque mois au sous-loueur une fois le loyer, les charges, le ménage, la plateforme, l’assurance et les frais payés. Le chiffre clé de Souslo.
- Seuil de rentabilité
- Nombre de nuits par mois nécessaire pour couvrir le loyer et les charges fixes. Au-delà, chaque nuit est de la marge.
- Moyenne durée
- Location meublée de 1 à 10 mois (bail mobilité) à des professionnels en mission, étudiants ou personnes en transition. Moins de rotations, occupation élevée, hors règles des meublés de tourisme.
- Channel manager
- Logiciel qui synchronise les calendriers, prix et messages de plusieurs plateformes (Airbnb, Booking, Abritel) et évite les doubles réservations.
- Tarification dynamique
- Ajustement des prix par nuit selon la saison, le jour de la semaine, les événements et la demande, à la main ou avec un outil.
- Taxe de séjour
- Taxe due par le voyageur, collectée par l’hébergeur ou la plateforme et reversée à la commune.
- CFE
- Cotisation foncière des entreprises, due chaque année par logement exploité, exonérée la première année.
- Micro-BIC
- Régime fiscal simplifié : les recettes sont imposées après un abattement forfaitaire (30 % pour un meublé de tourisme non classé, 50 % pour un classé).
- Régime réel
- Régime fiscal où le bénéfice imposable est calculé après déduction de toutes les charges réelles et des amortissements.
- Parahôtellerie
- Location meublée assortie d’au moins trois services hôteliers (petit-déjeuner, ménage régulier, linge, réception), soumise à la TVA.
- RC professionnelle
- Assurance de responsabilité civile couvrant les dommages causés aux tiers par l’activité de l’entreprise.
- Multirisque locataire exploitant
- Assurance couvrant les risques locatifs (incendie, dégât des eaux), le mobilier et le vol pour un logement exploité par une entreprise.
- État des lieux
- Constat contradictoire de l’état du logement à l’entrée et à la sortie, avec photos, qui protège le locataire comme le propriétaire.
- Dépôt de garantie
- Somme versée au propriétaire à la signature (un à deux mois de loyer), restituée à la sortie déduction faite des éventuelles dégradations.
- Conciergerie
- Société qui gère pour le compte d’un hébergeur l’accueil, le ménage et les annonces, contre 15 à 25 % du chiffre d’affaires.
- Chasseur de biens
- Personne qui trouve des logements à sous-louer pour un sous-loueur, contre une prime à la signature.