Sous-location : définition, règles, rentabilité et guide complet 2026
La sous-location, c’est louer un logement pour le relouer à quelqu’un d’autre. Pratiquée par un particulier, elle est encadrée ; pratiquée par une entreprise avec l’accord du propriétaire, c’est un vrai métier, la sous-location professionnelle, qui permet de gagner un revenu immobilier sans acheter. Cette page rassemble tout ce qu’il faut savoir : la loi, les contrats, les chiffres, les villes, la fiscalité, et par où commencer.
Qu’est-ce que la sous-location ?
Un propriétaire loue son logement à un locataire ; ce locataire le loue à son tour, en totalité ou en partie, à un sous-locataire. Le locataire principal reste responsable envers le propriétaire : c’est lui qui paie le loyer, répond des dégradations et doit respecter le bail. Le sous-locataire, lui, n’a de lien contractuel qu’avec le locataire principal.
On distingue deux pratiques très différentes :
- La sous-location occasionnelle par un particulier, qui sous-loue sa résidence principale pendant ses absences (vacances, mission à l’étranger) ou une chambre. Elle est limitée à 120 nuitées par an en meublé de tourisme et le loyer au m² ne peut pas dépasser celui payé au propriétaire.
- La sous-location professionnelle, exercée par une entreprise qui loue des logements qu’elle n’habite pas pour les proposer meublés à des voyageurs ou à des professionnels en déplacement, avec un bail adapté et l’accord explicite du propriétaire. C’est le modèle que Souslo accompagne, de l’annonce repérée au logement qui tourne.
La sous-location est-elle légale ?
Oui, à une condition absolue : l’accord écrit du propriétaire. L’article 8 de la loi du 6 juillet 1989 interdit au locataire d’un bail d’habitation de sous-louer sans cet accord, « y compris sur le prix du loyer ». Pour les autres baux, le Code civil et les clauses du contrat imposent la même exigence. Sans accord, le propriétaire peut faire résilier le bail et réclamer les sous-loyers perçus (Cour de cassation, 12 septembre 2019).
Lorsque le logement est proposé à des voyageurs, s’ajoutent les règles des meublés de tourisme : déclaration en mairie avec numéro d’enregistrement (généralisé par la loi Le Meur du 19 novembre 2024), autorisation de changement d’usage dans les grandes villes, DPE minimal, respect du règlement de copropriété. Le détail est dans notre guide la sous-location est-elle légale ? et dans l’article sous-location Airbnb : ce que dit la loi.
Comment fonctionne la sous-location professionnelle ?
- Trouver un logement dans les annonces de location ordinaires, et calculer ce qu’il laisserait chaque mois une fois meublé et loué en courte ou moyenne durée.
- Convaincre le propriétaire avec un dossier d’entreprise : loyer garanti chaque mois, entretien permanent, assurance, contrat clair. Le script et les réponses aux objections.
- Signer le bon contrat : bail civil, bail dérogatoire de 3 ans ou bail commercial, avec l’autorisation expresse de sous-louer. Quel bail choisir.
- Déclarer, assurer, meubler, puis mettre en ligne sur deux plateformes au moins, avec le numéro d’enregistrement.
- Exploiter : ménage externalisé, arrivée autonome, prix dynamiques, suivi des revenus réels. La gestion au quotidien.
Combien rapporte la sous-location ?
Tout se joue sur l’écart entre le loyer d’un logement vide et ce qu’il rapporte meublé, à la nuit ou au mois. Voici ce qu’un T2 de 42 m² laisse chaque mois dans les villes les mieux placées, une fois le loyer, les charges, le ménage, la plateforme et l’assurance payés :
| # | Ville | Loyer T2 | Prix / nuit | Reste / mois |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Biarritz | 800 € | 150 € | 1 107 € |
| 2 | Annecy | 780 € | 125 € | 926 € |
| 3 | Colmar | 500 € | 105 € | 923 € |
| 4 | Saint-Malo | 590 € | 120 € | 867 € |
| 5 | Paris | 1 340 € | 140 € | 812 € |
| 6 | Bayonne | 590 € | 110 € | 767 € |
| 7 | Nice | 840 € | 115 € | 754 € |
| 8 | La Rochelle | 610 € | 105 € | 670 € |
| 9 | Aix-en-Provence | 740 € | 105 € | 587 € |
| 10 | Lyon | 670 € | 95 € | 582 € |
| 11 | Bordeaux | 650 € | 95 € | 560 € |
| 12 | Vannes | 530 € | 95 € | 552 € |
Estimations avant impôt, recalculées chaque semaine. Voir les 48 villes · La méthode de calcul complète · Sous-location ou achat : comparatif.
Quel contrat pour sous-louer ?
Le bail d’habitation de la loi 1989 est réservé à la résidence principale du locataire : il ne convient pas à une activité. Trois contrats sont possibles pour une entreprise : le bail civil (souple, librement négocié), le bail dérogatoire (3 ans maximum, cadre clair pour le propriétaire, poursuite possible en bail commercial) et le bail commercial (9 ans, protecteur mais difficile à obtenir). Dans tous les cas, le contrat doit mentionner la destination du logement et l’autorisation de sous-louer. Souslo fournit un bail dérogatoire rédigé pour la sous-location, modifiable et imprimable.
Fiscalité et statut
Les revenus de sous-location meublée sont des bénéfices industriels et commerciaux. Le micro-BIC (30 % d’abattement pour un meublé non classé, plafond 15 000 € ; 50 % et 77 700 € pour un classé) est rarement intéressant : les charges représentent 80 % des recettes. Le régime réel en nom propre ou la société à l’impôt sur les sociétés (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice) s’imposent dès le premier logement. Détails : fiscalité de la sous-location et quel statut pour sous-louer.
Les risques et comment les éviter
- Sous-louer sans accord écrit : résiliation et restitution des sous-loyers. Toujours un accord signé.
- Signer sur un calcul optimiste : occupation à 55-65 %, prix bas de fourchette, toutes les charges.
- Ignorer la réglementation locale : vérifier mairie et copropriété avant la visite.
- Négliger le ménage : les avis font le prix.
- Démarrer sans trésorerie : deux mois de loyer de côté par logement.
La liste complète : les 10 erreurs qui font échouer un sous-loueur débutant.
Par où commencer ?
Choisissez une ville (de préférence la vôtre), ouvrez Souslo et regardez les annonces classées par ce qu’il vous reste chaque mois. Contactez les trois meilleures avec le message signé fourni, avec votre dossier. Le premier logement se signe en 4 à 8 semaines de prospection régulière ; le budget de départ tient en 3 000 à 8 000 €.
Questions fréquentes sur la sous-location
Qu’est-ce que la sous-location ?
La sous-location consiste, pour un locataire, à louer tout ou partie du logement qu’il loue à une autre personne, le sous-locataire, moyennant un loyer. Elle est légale avec l’accord écrit du propriétaire. La sous-location professionnelle désigne l’activité d’une entreprise qui loue des logements pour les proposer meublés en courte ou moyenne durée.
La sous-location est-elle légale en France ?
Oui, à condition d’avoir l’accord écrit du propriétaire, y compris sur le prix (article 8 de la loi du 6 juillet 1989 pour les baux d’habitation ; Code civil et clauses du bail pour les autres). Sans accord, le bail peut être résilié et les sous-loyers restitués au propriétaire. Pour un meublé de tourisme, il faut aussi déclarer le logement en mairie et respecter les règles locales.
Quelle différence entre sous-location et sous-location professionnelle ?
Un particulier sous-loue sa résidence principale de façon occasionnelle, dans la limite de 120 nuitées par an et sans dépasser son propre loyer au m². Un sous-loueur professionnel est une entreprise qui loue des logements qu’elle n’habite pas, avec un bail adapté (civil, dérogatoire ou commercial), pour les exploiter toute l’année en meublé de courte ou moyenne durée.
Combien rapporte la sous-location ?
Un logement bien choisi laisse 300 à 900 € par mois après loyer, charges, ménage, plateformes et assurance, selon la ville et la saison. Les villes moyennes touristiques (Biarritz, Annecy, Colmar, La Rochelle) offrent les meilleurs écarts. Le calcul se fait avant de signer, à partir des loyers demandés et des revenus meublés de la ville.
Quel contrat signer pour sous-louer ?
Pas un bail d’habitation classique, réservé à la résidence principale. Une entreprise de sous-location signe un bail civil, un bail dérogatoire (3 ans maximum, article L.145-5 du Code de commerce) ou un bail commercial, avec une clause autorisant expressément la sous-location.
Combien faut-il pour démarrer en sous-location ?
Entre 3 000 et 8 000 € par logement : dépôt de garantie, premier loyer, ameublement, assurance, photos. Le dépôt est rendu à la fin du bail. Les premiers revenus arrivent dès le premier mois d’exploitation.
Comment convaincre un propriétaire d’accepter la sous-location ?
Avec un dossier d’entreprise (Kbis, assurances, présentation), un loyer garanti chaque mois que le logement soit occupé ou non, un entretien permanent du bien et un contrat clair avec une sortie propre à l’échéance. Les propriétaires acceptent quand l’inconnu est remplacé par une entreprise identifiable.
Quelles sont les villes les plus rentables pour la sous-location ?
En 2026, Biarritz, Annecy, Colmar, Saint-Malo et La Rochelle offrent les meilleurs restes mensuels pour un T2. Les grandes villes étudiantes (Montpellier, Toulouse, Lyon) fonctionnent bien en moyenne durée. Le classement complet de 48 villes est mis à jour chaque semaine.
Comment sont imposés les revenus de sous-location ?
En bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Le micro-BIC (30 % d’abattement pour un meublé non classé, plafond 15 000 €) est rarement intéressant car les charges représentent 80 % des recettes ; le régime réel ou la société à l’impôt sur les sociétés s’imposent dès le premier logement.
Peut-on sous-louer sur Airbnb ?
Oui, avec l’accord écrit du propriétaire, la déclaration du meublé de tourisme en mairie et son numéro d’enregistrement sur l’annonce, et l’autorisation de changement d’usage dans les villes qui l’exigent (plus de 200 000 habitants, petite couronne parisienne, communes volontaires).
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Contenu informatif mis à jour le 13/10/2026 ; il ne remplace pas l’avis d’un juriste ou d’un comptable.