Assurance sous-location : quelles garanties souscrire ?
RC professionnelle, multirisque exploitant, protection juridique, garanties des plateformes : ce qu'un sous-loueur doit assurer, ce que couvre l'assurance du propriétaire et combien ça coûte.
Un dégât des eaux provoqué par un voyageur, une chute dans la douche, un vol de mobilier, un voisin qui attaque pour troubles : ces situations arrivent, et c'est votre entreprise qui est responsable, pas le voyageur ni le propriétaire. L'assurance est aussi le premier document que demandent les propriétaires sérieux. Voici ce qu'il faut souscrire, dans quel ordre, et combien cela coûte.
Ce que couvre déjà le propriétaire (et ce qu'il ne couvre pas)
Le propriétaire a en principe une assurance propriétaire non occupant (PNO). Elle couvre les dommages à l'immeuble et sa responsabilité en tant que propriétaire, par exemple un sinistre qui prendrait naissance dans les parties qu'il contrôle. Elle ne couvre pas votre exploitation : ni votre responsabilité envers les voyageurs, ni les dommages causés par eux, ni votre mobilier, ni vos pertes de revenus. Rassurez-le : sa PNO reste utile, la vôtre vient en complément.
Les 4 garanties du sous-loueur
1. La responsabilité civile professionnelle
Elle couvre les dommages que votre activité cause à des tiers : un voyageur blessé par une étagère mal fixée, un dégât des eaux chez le voisin du dessous, une intoxication alimentaire par un appareil défectueux. C'est la garantie à présenter au propriétaire. Déclarez précisément l'activité : « exploitation de logements meublés de courte et moyenne durée, sous-location ». Une RC pro de conciergerie ne couvre pas toujours l'activité de locataire-exploitant.
2. La multirisque « locataire exploitant » ou multirisque habitation professionnelle
Elle couvre les risques locatifs (incendie, dégât des eaux, explosion) dont vous répondez envers le propriétaire en tant que locataire, votre mobilier et vos équipements, le vol et le vandalisme, le bris de glace. C'est l'équivalent professionnel de l'assurance habitation d'un locataire ; la plupart des baux l'exigent, avec remise annuelle de l'attestation.
3. La garantie des dommages causés par les occupants
Souvent une option de la multirisque : elle prend en charge les dégradations volontaires ou accidentelles des voyageurs au-delà de leur caution. Les plateformes proposent leurs propres programmes (par exemple une garantie hôte jusqu'à un plafond élevé), mais ils sont subsidiaires, conditionnés à la preuve et limités aux réservations passées par la plateforme. Ne comptez pas dessus pour un voyageur direct.
4. La protection juridique et la perte d'exploitation
La protection juridique finance un avocat en cas de litige avec un propriétaire, un voisin ou la mairie. La perte d'exploitation compense vos revenus si le logement devient inexploitable après un sinistre ; elle vaut le coup dès trois logements.
Combien ça coûte ?
| Garantie | Coût indicatif |
|---|---|
| RC professionnelle (toute l'activité) | 150 à 400 € par an |
| Multirisque par logement (T2) | 150 à 350 € par an |
| Option dommages occupants | + 50 à 120 € par an et par logement |
| Protection juridique | 80 à 200 € par an |
| Perte d'exploitation | Variable, souvent 1 à 2 % du chiffre d'affaires |
Ramené au mois, comptez 20 à 50 € par logement : c'est la ligne « assurance » que Souslo intègre dans le calcul du reste de chaque annonce.
Où souscrire
Les assureurs généralistes couvrent mal l'activité ou la refusent ; passez par un courtier spécialisé dans la location courte durée et la conciergerie, ou par les assureurs qui ont créé des offres dédiées aux sous-loueurs. Décrivez l'activité par écrit et demandez que les conditions particulières mentionnent la sous-location : une exclusion découverte après le sinistre est le pire scénario.
Les pièges
- L'assurance habitation du gérant : elle ne couvre pas un logement que vous n'habitez pas et que vous exploitez. Jamais.
- La clause d'inoccupation : certaines multirisques excluent les sinistres survenus dans un logement vide plus de 30 ou 60 jours. Négociez-la.
- La valeur du mobilier : déclarez-la correctement (3 000 à 6 000 € pour un T2 équipé), avec les factures.
- La caution voyageur : ce n'est pas une assurance. Prenez-la quand même (empreinte bancaire ou dépôt via la plateforme) : elle règle 90 % des petits dégâts sans sinistre.
- Les sous-traitants : votre femme de ménage ou votre homme à tout faire doit avoir sa propre RC, ou être salarié.
Le dossier à remettre au propriétaire
Attestation de RC pro mentionnant l'activité, attestation de multirisque pour le logement précis (à fournir à la signature puis chaque année), et un paragraphe du bail qui liste les assurances de chacun. Souslo génère cette clause dans son bail dérogatoire PRO et intègre les attestations au dossier propriétaire envoyé avec vos messages.
Questions fréquentes
L'assurance habitation du locataire suffit-elle pour sous-louer ?
Non. Une assurance habitation couvre un occupant pour sa résidence. Une activité de sous-location professionnelle exige une RC professionnelle et une multirisque locataire exploitant, souscrites au nom de l'entreprise.
La garantie hôte de la plateforme remplace-t-elle une assurance ?
Non. Elle est subsidiaire, limitée aux réservations passées par la plateforme, soumise à la preuve du dommage et à des exclusions. C'est un complément, pas une assurance.
Le propriétaire doit-il changer son assurance ?
Il garde son assurance propriétaire non occupant. Il peut simplement informer son assureur que le logement est loué à une société pour de l'hébergement meublé ; c'est votre multirisque qui couvre l'exploitation.
Souslo calcule ce qu’il te reste chaque mois pour chaque logement à louer, puis t’aide à convaincre le propriétaire et à signer.
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Publié le 4 mai 2026, mis à jour le 15 septembre 2026.